
Interne en médecine est né de mon ahurissement. Je suis la mère d’un étudiant en médecine. Or comme je ne viens pas du monde de la santé mais de celui du journalisme, j’ai découvert le quotidien de ces jeunes médecins qui me sont apparus comme des espèces « d’étudiants-travailleurs de fond ». Deux chiffres : en 2024, ils étaient environ 30 000 internes représentant 40 % du personnel médical des hôpitaux ! Autant vous dire que sans internes, l’hôpital français est mal barré. Or, réformes après réformes, promos après promos, crises après crises, rien ne change. Les internes sont malmenés, mal payés, mal considérés et ils font bien plus d’heures que ne le prévoient leurs statuts. Ils travaillent jusqu’à épuisement. Certains s’y retrouvent, d’autres apprennent à faire avec alors que certains explosent en vol.Depuis quelques années, j’écoute les potes de mon fils, je les regarde, ils m’épatent, ils sont brillants, volontaires, bosseurs, fêtards aussi. Eux qui côtoient la douleur, la maladi